ELISBI-Place-des-Héros-Arras

Le sculpteur plasticien Michel Bonne a exposé ces totems élisbis dans la galerie L'Œil du Chas, rue des petits Viéziers. Les Arrageois ont apprécié cet événement. Il vous est relaté ici en images.

Le thème du parcours de recherche des élisbis dans la ville d'Arras

      Les Elisbis dispersés sont posés sur un masque chirurgical pour évoquer le danger de notre comportement.

Notre société équivoque produit ce dont nous avons besoin aujourd'hui sans s'inquiéter de ce qui nous attend demain. Les industries du monde produisent des millions de tonnes de masques chirurgicaux à usage unique en fibre de polypropylène pour protéger l'humanité de la pandémie qui sévit sur la planète. Ces masques sont abandonnés partout dans la nature sans se préoccuper de l'environnement et des risques à venir sur notre santé. Ceux-ci, composés de fibres synthétiques ultra-fines, finiront dans les mers et les océans. Ils se déliteront et deviendront encore plus dangereux lorsqu’ils seront invisibles. Les microfibres se répandront dans l'air et dans l'eau et seront ingérées.  Les nanoparticules de plastique souilleront la chaîne alimentaire et par ce biais vont pénétrer notre organisme. La crémation d'une grande partie de ces produits n'est pas moins dangereuse. Ces déchets produisent des gaz à effets de serre, et certains composés sont volatils et polluent l'atmosphère. Nous sommes sous l'emprise de notre organisation, en gérant les risques sanitaires du moment, nous provoquons les dangers du futur.

Les accumulations de « Elisbis » qui se dispersent, sont la figuration des formes invisibles hors de contrôle que nous produisons, qui envahissent l'environnement. Les installations d'« Elisbis » sont des métaphores de notre société. Elles invoquent avec humour ou cynisme, la beauté et le danger de notre organisation sophistiquée et synthétique qui impose son concept. La nature est mise à mal et nous dessine un avenir chaotique à cause d'une production technologique que nous ne maîtrisons pas.